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El Hamma

  1-Histoire-Geo
  Historique de la découverte
 

Ce sont les auteurs arabes qui, les premiers, ont parlé de Gabès..... « De siècle en siècle les auteurs arabes consacrent des notices, trop brèves pour en connaître l'histoire (des villes), mais assez fréquentes pour en établir la pérennité ». Ces auteurs sont El Bekri au XIème siècle, Idrissi au XII ème siècle, Ibn Battuta. Mais seul, el Hassan Ben Mohamed el Wazzan Ezzayati, connu sous le nom de Léon l'Africain, décrit avec quelques détails El Hamma de Gabès vers le milieu du XVIème siècle.
En effet, cet auteur évoque la source extrêmement chaude qui sourd à un mille et demi de la ville d'El Hamma, et forme le ruisseau qui traverse la ville en son milieu dans de larges canaux. « Sur ces canaux, poursuit-il, existent des bâtiments, sortes de chambres séparées les unes des autres au-dessous du niveau du sol...Quand vous pénétrez dans l'une de ces chambres, l'eau vous va jusqu'au nombril, mais personne n'a le courage d'y entrer parce que l'eau est beaucoup trop chaude... »

Les auteurs occidentaux se sont intéressés au site d'El Hamma de Gabès, dès le XVIIIème siècle.

Ce fut d'abord le Docteur Shaw qui dès 1743 parle « des eaux limpides et transparentes (d'El Hamma) aussi douce que l'eau de pluie.

Vers 1816, le Docteur Frank déplore l'état des bains. Il parle de plusieurs bassins de 12 pieds (4 mètres), à peu près carrés, profonds d'environ 4 pieds et demi (1,50 mètre) avec un banc de pierre au dessous de la surface de l'eau pour la commodité des baigneurs.
Il ajoute même que l'un de ces bains porte le nom de « bain des lépreux ».

 Tissot quant à lui, ne trouve plus, à la fin du XIXème siècle qu'un « amas de décombres de vastes piscines construites en blocs de pierre et de marbre, révélant  l'emplacement de thermes antiques ».

 Toutain fait le même constat.

 Guérin relève la présence d'un établissement de bains moderne « divisé intérieurement en plusieurs compartiments qui sont antiques ».

Plus tard, un officier constate que les villages avoisinant les bains ont été construits avec des pierres de taille antiques. Il préconise le déblaiement du borj, qui selon    lui, recouvrait encore les thermes antiques.

En 1913, le Docteur Geslin signale une piscine recouverte d'un toit reposant sur 3 colonnes de pierres antiques.

Mais c'est encore Gauckler qui donne la description la plus soignée des lieux thermaux. Il nous a paru intéressant de résumer la description de Gauckler en lui    adjoignant des plans qui accompagnent le texte.

Gauckler décrit successivement les installations des 3 sources que sont Ain el Borj, Ain Cheriya, et Ain Sidi Abdelkader. Les vestiges de constructions antiques et les constructions modernes sont intimement mêl

  Géographie
 

El Hamma (arabe : ) est une ville oasis du sud de la Tunisie située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Gabès.

Rattachée administrativement au gouvernorat de Gabès, elle est le chef-lieu d'une délégation couvrant une superficie de 263 700 hectares et comptant une population totale d'environ 62 390 habitants. Elle constitue également une municipalité comptant 34 835 habitants en 20041 et divisée en plusieurs secteurs dont les plus importants sont El Kasr, Debdaba, Sombat, Bechima et Bou Attouch.

     2. Statistique

Population Superficie Km²  du gouvernorat Distance de Gabès centre terres cultivables Zone industrielle Nombres Entreprises Investissement Réseau Routier

Infrastructure sanitaire dans le secteur public

Superficie

agricole utile

Tourisme

Artisanat

Investissement en DT

34 835 hab (2004) 2 318,6 32,4 % 30 Km 7 000 Ha 7,0  Ha 179 (2010) 27 304 DT (2010) 193,7 Km

1 Hôpital/

14 Centres de santé de base

Superficie

agricole utile

24 Nbre de lits 84 350

     3. Spécifié

  Agriculture
 

Apres le grand projet " 5eme saisons " a El Hamma de Gabes et precisement a El Khoubayet pour la production du melon, du tomate cerise, piment vert et du fraise pendant toute l'annee, deux autres projets sont a El Hamma de Gabes le premier est " l'elevage d'autriche "et le second est " l'elevage des poissons " dans l'eau chaudes .

  Agriculture Géothermique
 

Un projet d'investissement tuniso-néerlandais d'un coût de 120 millions de dinars devrait créer près de 2000 postes d'emploi à El Hamma (gouvernorat de Gabès) d'après le gouverneur de la région, Amor Chahbani.

Le projet, spécialisé dans l'agriculture géothermique, s'étendra sur une centaine d'hectares, et devrait être accompagné d'un autre projet. Des investisseurs venant des pays du Golfe ont été contactés en vue d'investir dans la création d'un port commercial d'une profondeur de 12 à 15 mètres.

  Tourisme : Hammam
 

El Hamma de Gabes était la première destination thermale du sud du pays mais, suite à la réalisation de plusieurs sondages profonds en vue d'alimenter en eau la cimenterie de Gabès dans les années 1980 et 1990, il y eut un tarissement de plusieurs sources thermales chaudes, dont "Aïn El Borj", et une dégradation de la palmeraie

C'est pour relancer la ville d' El Hamma qu'une station thermale d'une capacité de 2500 curistes sera construite dans la localité d'El Khoubayat (12 kilomètres d'El Hamma). Elle comprendra des habitats touristiques individuels et groupés, un terrain de golf d'une superficie de 75 hectares, un centre sportif, un centre de congrès, une zone de camping et des espaces verts.
 

    4. Personnalités

  Mohamed Daghbagi
 

Mohamed Daghbaji ( ), de son nom complet Mohamed Ben Salah Daghbaji, né en 1885 à Wadi Ezatoun et décédé le 1er mars 1924 à El Hamma, est un fellaga tunisien et l'une des premières figures du mouvement national.

Né dans un village situé à 30 kilomètres d'El Hamma, dans le gouvernorat de Gabès, il suit un service militaire dans l'armée française entre 1907 et 1910. Confronté au chômage, il choisit de réintégrer l'armée en 1915 mais déserte durant l'année suivante avec certains de ses camarades. Il participe alors à des attaques menées contre des camps militaires français dans le sud du pays. Les autorités du protectorat décident donc de les traquer.
Daghbaji mène notamment la révolte du 2 janvier 1920 avant de rejoindre un groupe de militants en Libye qui mène plusieurs operations en Tunisie. Les autorités françaises le font juger par contumace par une cour martiale, le 27 avril 1921, et condamné à la peine de mort. Il est par la suite arrêté par les forces d'occupation italiennes, ramené en Tunisie et fusillé sur la place du souk de El Hamma le 1er mars 1924 à l'âge de 39 ans.

En 2002, la Poste tunisienne émet un timbre-poste d'une valeur de 250 millimes à son effigie.

  Mohamed Ali El Hammi
 

Mohamed Ali El Hammi ( ), né le 15 octobre 18901 à El Hamma et décédé le 10 mai 1928 en Arabie saoudite, est considéré comme le père du syndicalisme tunisien.De 1911 à 19201, il réalise de nombreux déplacements dans les pays d'Afrique du Nord et en Turquie. En 1911, il se porte ainsi volontaire pour aller combattre l'invasion de Tripoli par les troupes italiennes, après s'être rendu à Istanbul par voie maritime. Ces voyages lui permettent de développer des contacts avec l'élite turque et les personnalités nationalistes du Maghreb.Sa conviction que le progrès des pays occidentaux s'explique en premier lieu par leur avance économique l'incite à suivre des études universitaires d'économie à Berlin. Le 25 mai 1920 il s'inscrit à l'Université Frédéric-Guillaume de Berlin comme auditeur libre2. Le 17 octobre 1921, il y devient étudiant2. Il est initié à l'économie politique, prend acte de la Révolution allemande2 et c'est ainsi que son esprit se familiarise avec le monde ouvrier et les théories de Karl Marx

  Jaloulli Farès
  Jallouli Farès ( ), né le 6 mars 1909 à El Hamma et décédé le 28 octobre 2001 à El Hamma, est un homme politique tunisien.
Figure du mouvement national, il est nommé ministre dans le gouvernement de Tahar Ben Ammar avant d'être élu président de l'assemblée constituante puis de l'Assemblée nationale après l'indépendance du pays.
Le 17 septembre 1955, Jallouli Farès est nommé ministre de l'Éducation. Le 25 mars 1956, il est élu dans la circonscription de Gabès-Djerba pour siéger à l'assemblée constituante. Élu président de l'assemblée, Bourguiba démissionne pour être nommé Premier ministre le 11 avril. Farès lui succède le 17 et dirige les travaux de l'assemblée jusqu'à sa dissolution consécutive à la proclamation de la constitution. C'est lui qui organise la destitution du bey de Tunis et la déclaration de la république5.
Il devient ensuite le premier président de l'Assemblée nationale et siège au bureau exécutif du Néo-Destour.
Jallouli Farès soutient Zine el-Abidine Ben Ali lorsque celui-ci destitue le président Bourguiba2. Il préside dès lors le Conseil des résistants et des grands militants du Rassemblement constitutionnel démocratique, dont les membres sont désignés en « hommage à leur fidélité au parti et aux services rendus à la patrie »6. Il meurt dans sa ville natale d'El Hamma le 28 octobre 2001.
  Rached  Ghannouchi
  Rached Ghannouchi (arabe : ), de son vrai nom Rached Kheriji1, né le 22 juin 1941 à El Hamma, est un homme politique tunisien de tendance islamiste. Chef d'Ennahda, il vit en exil à Londres du début des années 1990 jusqu'à son retour en Tunisie à la suite de la révolution tunisienne de 2011.
Ghannouchi se rend en France dans le but de poursuivre ses études à la Sorbonne. Il commence par des cours gratuits de perfectionnement de la langue française pour les étrangers à l'Alliance française. Là, il débute son activisme parmi les étudiants arabes et musulmans et rejoint la Jamaat Tabligh4. Il est alors actif dans les activités de prédication de l'organisation dans les quartiers peuplés d'immigrés nord-africains.
Vers la fin des années 1960, Ghannouchi rentre en Tunisie où le président Habib Bourguiba a pris des mesures tendant à la laïcisation de la société. Ghannouchi commence alors à prêcher dans les écoles secondaires, les universités et les mosquées avec un groupe de jeunes dont Abdelfattah Mourou, Habib Mokni et Salah Karker qui vont former la Jamâa Al-Islamiya.
Cette association commence par organiser son congrès constitutif en avril 1972 dans une ferme de Mornag, bourgade située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Tunis. Une quarantaine de militants prennent part à ce conclave clandestin.
Deux ans plus tard, les intellectuels du groupe commencent à s'exprimer publiquement dans les pages du mensuel Al-Maarifa dont le premier numéro paraît en 19745. Ces derniers forment un groupe islamiste qui sera à la base de la formation, au début des années 1980, du Mouvement de la tendance islamique (MTI) dont Ghannouchi devient président (émir) en 1981.
Ghannouchi s'exile à Alger, muni d'un passeport diplomatique soudanais, tout en restant à la tête du mouvement. En 1991, il s'installe à Acton, dans la banlieue ouest de Londres, et obtient le statut de réfugié politique en août 1993. À Tunis, le Tribunal militaire le condamne par contumace, le 28 août 1992, comme d'autres leaders du mouvement à la détention à perpétuité pour complot contre le président.
Le 30 janvier 2011, il rejoint pour la première fois son pays d'origine après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Il déclare ne pas être candidat à la présidentielle, ni à aucun autre poste de responsabilité politique, la priorité étant la reconstruction d'Ennahda. Il reste flou quant à ses intentions aux élections législatives.
Suite à l'élection de l'assemblée constituante, le 23 octobre 2011, il déclare que s'il ne lui reste plus rien à faire en Tunisie, le monde musulman est vaste et qu'il pourrait y jouer un rôle en tant que vice-président de l'organisation mondiale des savants musulmans
Cependant, après la victoire d'Ennahda aux élections, Rached Ghannouchi multiplie les visites dans les pays voisins (Algérie21 et Libye22) et au Qatar — où il est à chaque fois reçu par les plus hauts responsables de ces pays — ainsi qu'aux États-Unis. Il prend aussi une position claire en faveur du Conseil national syrien.

     5. Opportunités d’affaire :

  Le thermalisme : une opportunité précieuse à saisir 
 

Une demande internationale croissante, le potentiel hydrothermal dont dispose le Sud, et les mesures prises pour organiser le secteur ont  incité les opérateurs privés à développer le tourisme thermal.

Renommée depuis très longtemps et principalement à l’aube du XX ème siècle par ses sources thermales artésiennes et chaudes, la ville d’ELHAMMA de Gabès fut depuis une destination privilégiée des curistes qui affluent par caravanes de toutes les régions du Sud Tunisien ; de la Libye ;  et de l’Algérie  pour des cures thermales plus ou moins prolongées dans le temps selon les saisons jugées très opportunes par les curistes pour se restaurer leur dynamisme physique et sanitaire.
La région d’ELHAMMA disposant des ressources en eaux chaudes qui se sont avérées intéressantes au vu des caractéristiques physico-chimiques et des indications thérapeutiques, s’est communément  reconnue comme la ville thermale du Sud-est de la Tunisie et accueille par la même les visiteurs de partout venant  chercher  aussi bien la remise en forme, la relaxation ,le rajeunissement et ou l’amaigrissement, besoin vite repéré  par des entrepreneurs qui ont crée des bains pour rendre service à cette clientèle qui ne cesse d’augmenter en nombre et prolonger la durée de sa cure.
Ce service à rendre par ce type de projet en question sert de composante essentielle à l’activité économique de la région d’ELHAMMA puisqu’il génère le déplacement des gens de leur lieu de résidence habituelle vers la ville d’ELHAMMA, séjournent pendant une période de temps et participant à la vie quotidienne sociale et économique de la ville dont les citoyens et toute autre activité en tirent profit.
Conscientes de l’utilité d’une meilleure utilisation des ressources dont dispose la région , les Autorités Régionales oeuvrent pour la viabilisation d’une zone à vocation de tourisme thermal dont la décision fut prise et entérinée ( l’étude du choix du site qui abritera le village thermal moderne est en cours) ce qui servira d’assise fiable pour des futurs investissements privés rentables ,participant ainsi à la dynamisation de l’activité économique de la région d’El-Hamma, d’ou une précieuse opportunité à saisir pour la création d’une ou plusieurs stations thermales modernes, valorisant ce potentiel et tirant du profit tout en rendant services de prestations thermales, d’hébergement, de sport et de loisirs à une clientèle de plus en plus en progression et exigeante.

Les ressources géothermales sont suffisamment disponibles et mobilisables 
La température des eaux thermales varie de 40°c à 70°c dans la région d’El-Hamma et est de 37°c à Zarat de la délégation de Mareth. 
La composition chimique est de type sulfatées calciques et chlorurées sodiques 
Les traitements recommandés : Rhumatologie, Dermatologie, O.R.L , Gynécologie. 
Les principaux sites : Elkhbayet ;Dj- Hlouga; Zarat